Accords de Bâle
DéfinitionLes accords de Bâle sont des règles internationales de régulation prudentielle bancaire. Ils imposent aux banques des ratios de capital et de liquidité pour résister aux crises.
1. Origine et objectif Élaborés par le COMITÉ DE BÂLE (réunissant les banques centrales) depuis 1988. Objectif : éviter qu'une banque, en cas de pertes, ne fasse défaut et entraîne un risque systémique. Les banques doivent détenir un MATELAS de fonds propres.
2. Bâle I (1988) et Bâle II (2004) BÂLE I impose un ratio Cooke : capital propre ≥ 8 % des crédits accordés, pondérés par leur risque. BÂLE II affine le calcul du risque (notations internes, risque opérationnel). Mais l'échec à anticiper 2008 montre les limites du dispositif.
3. Bâle III (2010, après la crise des subprimes) Renforce les exigences : ratio de capital DE BASE (« Tier 1 ») plus élevé, COUSSIN de conservation, COUSSIN contracyclique. Ajoute RATIO DE LIQUIDITÉ (LCR à 30 jours), ratio de levier, exigences accrues pour les GSIB (banques systémiques mondiales).
4. Pourquoi ça compte Une banque mieux capitalisée absorbe les pertes sans faire défaut. Les ACTIONNAIRES perdent en premier, pas les déposants ni l'État. Cela réduit l'aléa moral et le risque systémique. Mais peut aussi RESTREINDRE le crédit en période tendue.
5. Pièges courants À ne pas confondre : accords de BÂLE (régulation prudentielle BANCAIRE : fonds propres des banques) ≠ critères de MAASTRICHT (règles budgétaires des ÉTATS : déficit < 3 %, dette < 60 % PIB). Bâle vise les banques, Maastricht les finances publiques.