Crédit bancaire
DéfinitionUn crédit bancaire est une mise à disposition d'argent par une banque contre un engagement de remboursement, moyennant un intérêt qui rémunère le risque et le temps.
1. Quatre composantes d'un crédit CAPITAL : le montant prêté. INTÉRÊTS : rémunération de la banque, exprimée en taux annuel (TAEG en France). DURÉE : période de remboursement (quelques mois à 25 ans). GARANTIES : caution, hypothèque, nantissement, qui sécurisent la banque en cas de défaut. Le contrat de crédit doit indiquer ces quatre éléments de façon transparente (loi Scrivener pour les particuliers).
2. Taux nominal et taux réel TAUX NOMINAL : celui inscrit au contrat (5 %, par exemple). TAUX RÉEL = nominal − inflation : ce qui mesure le vrai coût économique. En période d'inflation forte, le taux réel peut devenir négatif — l'emprunteur rembourse en monnaie dépréciée, l'épargnant perd. Distinction centrale pour analyser les conditions de financement.
3. Types de crédit CRÉDIT IMMOBILIER (achat de logement, durée longue, garantie hypothécaire), CRÉDIT À LA CONSOMMATION (auto, équipement, durée courte), CRÉDIT REVOLVING (réserve d'argent renouvelable, taux élevés, encadré depuis 2010), CRÉDIT PROFESSIONNEL (investissement, trésorerie), DÉCOUVERT (crédit court terme tacite sur compte courant).
4. Dynamique monétaire Octroyer un crédit, c'est créer de la monnaie scripturale ex nihilo. Rembourser, c'est la détruire. La masse monétaire respire au rythme des crédits accordés et remboursés. Quand les banques craignent le risque (crise, récession), elles RATIONNENT le crédit : la masse monétaire se contracte, l'économie se grippe (cas de 2008-2009).
5. Pièges courants À ne pas confondre. Crédit ≠ épargne d'autres clients : la banque crée la monnaie au moment du prêt, elle ne prête pas les dépôts. ≠ TAEG = taux nominal : le TAEG inclut frais de dossier et assurance, c'est le vrai prix comparable entre offres. ≠ Endettement maîtrisé : un revolving à 18 % consommé sans plan de remboursement est le piège du surendettement.
Un emprunt à taux nominal de 4 % est contracté dans un contexte d'inflation à 6 %. Que peut-on en conclure sur le taux d'intérêt réel ?
Exact. C'était bien C.
Pas tout à fait. La bonne réponse était C : « Le taux réel vaut −2 %, c'est-à-dire négatif : l'emprunteur rembourse en monnaie dépréciée ».
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